Ah la ville !
La foule qui marche sur les pavés que la société lui à gentiment « donné », ces gens qui se croisent et se dépassent sans même faire attention à ce qui les entours. Cette masse de couleurs qui fourmille dans les rues sans s’arrêter, toujours pressée, toujours assoiffée de pollution et pour la plupart, toujours la clope au bec.
J’ai horreur de la ville. Je l’évite comme la peste. Moi, mon truc, c’est la campagne, des hectares de vignes s’étendant à perte de vue entourées de vastes plaines. Mais je m’éloigne de mon sujet initial.
La jungle urbaine.
Ce matin la, tandis que je marchais d’un pas pressé pour rejoindre ma voiture et me tirer de cette pollution humaine, mon regard croisa une dame d’un certain age, qui fouillait activement (et désespérément) dans son sac, une cigarette maintenue fermement entre ses lèvres. Songeant qu’elle devait avoir oublié son briquet, je me suis naturellement approchée d’elle, dégainant d’un geste souple et rapide l’outil de sa délivrance. La dame fut surprise sur le moment mais alluma sa cigarette et me remercia. Lui souhaitant une bonne journée je repris rapidement mon chemin mais quelques pas plus tard une pensée germa dans ma tête. Une pensée qui me fit me retourner et afficha probablement un air déstabilisé sur mon visage.
Cette femme, venait-elle de me remercier pour lui avoir apporté mon aide, ou pour lui permettre de mourir plus rapidement d’un cancer du poumon ?